Faiseuse de Fees

Conteuse d'histoires

Eloge sur mesure

Un éloge du sur-mesure… 

Les histoires – toutes les histoires, mais avant tout celles que nous racontons à propos de nous-mêmes - ne sont pas anodines. Elles ont un pouvoir. Une résonance. Elles impactent la matière malléable dont est fait l’univers et sont susceptibles de révolutionner nos vies.

Nous sommes bien évidemment les héros de ces histoires, que nous choisissions d’en faire des drames, des comédies, des films ennuyeux, des aventures passionnantes ou des contes merveilleux. Nous le sommes même s’il nous arrive encore parfois de vouloir confier le rôle principal à un autre que nous.

D’ailleurs, drame, comédie ou conte, peu importe au regard de l’éternité et pourtant n’est-ce pas faire injure à la Joie qui est notre vraie nature que de vouloir lui échapper ?

Je n’ai pas connu de grands-parents et encore moins d’arrière grands-parents. Pour tout dire, j’ignore la plus grande partie de ce qu’il y a pu avoir en amont de mon histoire familiale. La seule chose que je peux savoir concernant mon arrière grand-père maternel, c’est qu’il était tailleur à Timisoara ; autrement dit qu’il confectionnait des vêtements sur mesure.

Je connais donc l’essentiel.

Car ce qu’il m’est apparu au cours de ces quelques dernières années, c’est que le temps du « prêt-à-porter » en de nombreux domaines était totalement révolu et que le principe de l’exemplaire unique s’imposait désormais comme une nécessité.

Non seulement devient-il urgent de raconter de nouvelles histoires mais encore allons-nous devoir inventer de nouveaux métiers.

Bref ; je me suis fait contomancienne.

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EXTRAITS :

Peut-être l’avait-elle toujours fait, mais comme nul ne le lui dit jamais, c’était là une qualité qu’elle ignorait posséder. 

Destinatrice ingénue à l’esprit généreux et libre, elle lançait une phrase à la volée comme d’aucun parle du temps qu’il fait, de celui qui fut hier, au cours de la saison passée ou encore qu’il fera mais au lieu de se dissiper, celle-ci restait comme en suspens dans l’air, un peu comme si elle s’y était gravé. 

Et alors la personne à qui le message s’adressait s’en trouvait irrémédiablement troublée. Seulement, parfois, le désarroi s’installait sans que cette dernière sache à quoi  ni à qui l’attribuer. Car il est, bien-sûr, des demandes voilées. Des questions à demi posées. Des interrogations qui s’ignorent tout comme il en est d’autres plus franches. Plus claires. Plus évidemment posées. Et désireuses d’obtenir des réponses clairement formulées. 

Parfois, donc, certains ignoraient en même temps que le trouble, l’émissaire qui en était la cause et son joli sourire restait alors comme à demi posé : léger, incertain, tout voilé de rousseur, avant de finir par élégamment s’éclipser.

(Extrait de « Celle qui répondait aux questions avant qu’on ne les lui pose »)

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Myriam aimait la poésie, elle l’avait toujours aimée, et elle était capable de la déceler en n’importe quel endroit où elle aurait été susceptible de se trouver. Car la poésie était joueuse qui s’amusait à ce cacher derrière la fleur, le tableau, le sourire, le geste, le mouvement et qui fuyait parfois les mots. 

Mais si Myriam aimait la poésie, il arrivait qu’elle omette de la reconnaitre en elle. Ainsi Myriam l’aimait-elle, bien qu’elle s’imagina trop souvent en être coupée. 

Bien que d’ailes, elle s’imagina être coupée.

De sa planète d’origine elle ne conservait pas le souvenir, aussi semblait-elle ne jamais avoir existé. Du moins était-ce là ce qu’elle croyait au mépris parfois de ce sentiment qu’elle avait d’être étrangère à la terre sous ses pieds. Et parce que son voisin, son cousin, son collègue, son amie n’en faisait pas usage, et parce que le monde en sa généralité avait l’air de l’ignorer, la poésie au même titre que sa planète d’origine lui échappait.

Mais il est vain de chercher à se soustraire ou de résister d’une quelconque façon que ce soit à sa nature profonde car cette nature en nous réclame qui finira toujours par nous rattraper. Peut-être en un autre état, une autre dimension à moins que ce ne soit dans celle-ci lorsque le silence se fait au-dedans, ou encore la nuit en songe car nul ne saurait s’empêcher de rêver.

(Extrait de « Myriam et la planète d’origine »)

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